Les Paradis du Fou

Publié le par Olivia

Les Paradis du Fou
Auteure : Muriel Roland Darcourt
Editeur : Chiado Editeur
Date de publication : novembre 2015 (deuxième édition)
Nombre de pages : 108
ISBN : 978-989-51-5752-5
Collection: Voyages dans la Fiction
Genre : roman

 

Résumé : 

« Les Paradis du Fou », ou les élucubrations d’un type, Lazare Verne, qui vient d’apprendre sa mort prochaine. Gonflé de rage quant à sa condition de défunt imminent à laquelle il n’est pas préparé et qu’il a du mal à accepter, il décide de tout quitter pour aller mourir ailleurs, sur une autre planète, et il va en découvrir plusieurs. Des qui n’existent pas. Des qu’il imagine. Des qui sont bel et bien réelles. Enfin tout ça, tout ce qu’on croit connaître, ce qu’on avait envisagé, ce qu’on avait cru possible, ce qu’on nous avait enseigné et qui se révèle être autrement, au-delà de toute logique humaine, aux confins de l’espace ou juste à portée de nous à l’intérieur de notre propre cerveau.

Mon Avis :

Ce livre contient 18 petits chapitres pour un total d'environ une centaine de pages. Lazard Verne est le principal personnage de ce roman. C'est une narration. Et je dirais que c'est plutôt fou en étant parsemé d'ironie noire.
L'auteure, Muriel Roland Darcourt, nous entraîne dans un style tout à fait décalé coloré d'humour noir. Les pages sont denses, Muriel ne laisse aucun répit à ses lecteurs, elle nous emporte dès le début dans cette folie. 
Lazare Verne, après avoir appris qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre, décide de se venger sur les autres, ceux qui restent, les vivants.
Son récit et l'atmosphère sont très étranges, du début jusqu'à la fin, le style de l'auteure est fidèle à cette folle épopée de Lazard. En fait, j'ai eu l'impression que c'était au lecteur de deviner le pourquoi du comment, peut-être...sa chute.... un traumatisme crânien, ensuite les hallucinations, les voix, les personnages imaginaires ou bien un patient hospitalisé dès le début et déjà dans son monde imaginaire, ou bien un homme atteint de schizophrénie ou bien tout simplement un homme dans le coma...
De plus, se poser des questions enrichi ce roman, le caractère loufoque ajouté à l'humour sombre et à la poésie de Muriel m'ont beaucoup plu et j'ai lu ce livre d'une traite, je voulais absolument tourner les pages pour suivre Lazard dans ses élucubrations et je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Le lecteur fera donc sa propre conclusion. Je ne peux que vous conseiller de franchir la porte du monde de Lazard et de vous amuser tout comme moi.
 
Mon dernier mot sera ces citations :
- Dès que l'on hausse le ton ma violence se réveille, s'agite, palpite et puis remonte, la rage déborde sans que je puisse la contenir, les seuls mots qu'il me reste n'ont plus de sens, mon oreille devient sourde et ma raison déserte. Je m'abats donc sur lui pour étouffer ses insultes, lorsqu'il ne bouge plus je relâche mon étreinte, sa vigueur s'évapore. La force d'un vieillard est bien vaine face à celle d'un vivant-mort.
 
- Cette idée me délivre, elle m'extrait de l'inéluctable certitude que la fin est là, celle qui me rend fou dont le poison m'enivre. Il me reste peut-être plus de quarante ans à vivre.
 

Quelques mots sur l'auteure : 

Grand-père poète auprès duquel je découvre très tôt les grands textes en adorant apprendre par cœur les tirades de tous les auteurs classiques. Mère boulimique de lecture qui met à ma disposition une immense bibliothèque peuplée d’écrits en tous genres, via laquelle je plonge dans la littérature en dévorant tout ce qui passe à ma portée.
1ère tentative d’écriture vers l’âge de 9 ans, certitude à 12 que je deviendrai un écrivain plus tard. Consciente à 15 qu’il me faudrait vivre milles expériences d’exception pour pouvoir écrire ce que j’avais l’intention d’écrire. Vie chaotique en accord avec ce choix.
10 ans de travail pour peaufiner un style, comprendre les thèmes récurrents qui me poursuivent, affirmer mon identité narrative.
1er Roman à 29 ans avec l’amère constatation que le chemin sera long.
Aujourd’hui j’en ai 42, je sais qui je suis, d’où je viens et où je vais. J’écris. Adoptant une route sinueuse pleine de combats et de drames, de couleurs et de joies, en marge de ce qui se fait, se dit et se doit, je continue d’écrire des histoires pseudo-naïves teintées d’ironie noire avec l’inébranlable conviction que l’écriture est ma voie.
Source : Chiado Editeur : https://www.chiadoediteur.com/librairie/les-paradis-du-fou
 
Muriel Roland Darcourt

Muriel Roland Darcourt

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