La Tombe d'Hanoï - mémoires d'Indochine

Publié le par Olivia

La Tombe d'Hanoï - mémoires d'Indochine
Auteur : Henri Ansroul (1930-2003)
Editeur : Les Archives Dormantes
Date de publication : 25 janvier 2016
Nombre de pages : 128
ISBN : 979-10-95897-00-2
Collection : parution nationale
Genre : Littérature de l'intime

 

Quatrième de couverture : 

"La première chose que vous faites en arrivant dans une ville, après si longtemps, c'est d'aller voir les filles. Les Indochinoises nous semblaient belles, quel dépaysement ! Pousse-pousse, chaleur, bruits, klaxon, cette foule qui bouge sans cesse, on avait envie de se mettre dans le bain tout de suite sans penser à ce que nous étions venus faire ici."

A dix-neuf ans, Henri Ansroul, jeune parachutiste breton, est pris dans la tourmente de la guerre d'Indochine, pays qui lutte alors pour son indépendance.
A son retour, il rédige un témoignage passionnant sur les combats et les liens d'amitié entre soldats. De Hanoï à Saïgon, l'auteur nous fait vivre ses peurs, ses doutes, mais aussi ses moments d'allégresse.

Mon Avis :

Tout d'abord, la guerre d'Indochine (1946-1954) a eu lieu en Indochine française. Ce conflit fit plus de 500 000 victimes. D'un côté se trouvait l'Union française composée de la France, de l'Etat du Viêt Nam, du Cambodge et du Laos soutenue par les Etats-Unis et de l'autre l'Union du Viêt Minh  soutenue par la Chine et l'Union des Républiques Socialistes soviétiques.

Puis, j'aimerais vous présenter les Archives Dormantes, cette maison d'édition est spécialisée dans les récits de genre journaux intimes, mémoires et correspondances nous faisant ainsi profiter aujourd'hui des récits du passé.

Cet ouvrage a été écrit par l'auteur Henri Ansroul à son retour d'Indochine et c'est plus de dix ans après son décès que nous pouvons lire son témoignage. Ses mémoires sont un bel hommage aux victimes et à leurs familles. Le récit se situe pour la période de 1948 à 1952. 

Je suis ravie de cette découverte livresque car c'est historique et je ne connaissais pas très bien la guerre d'Indochine et cela m'a permis aussi de faire quelques recherches très instructives. 

L'auteur nous plonge dans ce conflit et nous livre ses sentiments, ses émotions et nous raconte son quotidien à la guerre. C'est un témoignage poignant et véridique. J'ai apprécié les annotations en bas de pages pour définir certains mots comme par exemple une semaine de "rigueur"  (sanction infligée à l'époque aux officiers et sous-officier : le militaire cesse son service et est enfermé dans un local spécial) ou Cochinchine  (colonie française conquise militairement en 1858 dans la partie sud de l'actuel Vietnam).

La mise en page est bien aérée et j'aime le petit format du livre (12 cm x 18 cm). J'ai lu cet ouvrage d'une seule traite, j'aime ce genre de lecture comme les biographies, les récits de vie et j'ai très apprécié ce témoignage sincère et authentique. Henri raconte ses mémoires très simplement, son vécu à la guerre, les raids, ses impressions, ses peines... c'est comme un journal de bord. Le titre " La Tombe d'Hanoï" prend tout son sens. Je suis très heureuse d'avoir lu les mémoires d'Henri Ansroul et je remercie Léna pour l'envoi de ce service de presse.

Mon mot de la fin sera ces citations :

"Direction le camp de rassemblement pour toucher quelques piastres puis : Liberté ! Liberté d'aller sur terre, de marcher sur quelque chose de stable, ça fait du bien croyez-moi !"

"A l'appel de mon copain Dédé le Bordelais, j'attendais que quelqu'un dise quelque chose. Non, rien. Je me disais qu'il était peut-être prisonnier, ou blessé. J'en aurais chialé. Mon pote, lui si bon, c'était pas normal."

Un petit mot sur l'auteur :

Henri Ansroul était garagiste à Saint-Brieuc, en Bretagne. Il s'est éteint en 2003, à l'âge de 73 ans. Publié à titre posthume, plus de dix ans après son décès "La tombe d’Hanoï" est son seul ouvrage.

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